6.09.2006

Grandfey - Magdalenenklause

12.14.2005

L' abbaye de Monreale

Monreale:
- Abbatiale
- Monastère
- Palais

Le contenu :

1. Introduction historique
1.1 . La Sicile byzantine
1.2 . La Sicile arabe
1.3 . La reconquête chrétienne

1.4 . Le royaume Normand
1.4.1 La dynastie des Hauteville
1.4.2 Guillaume II
1.4.3 Les arts à la cour de Palerme


2. La fondation de l’abbaye
2.1 Le but de Guillaume II
2.2 Le concept de l’abbaye
2.2.1 Le plan général


3. L’abbatiale
3.1 Le plan de l’église
3.2 L’extérieur de l’église

3.3 L’intérieur de l’église
3.4 Les mosaïques
3.4.1 Iconographie
3.4.2 Nef centrale
3.4.3 Les absides
3.4.4 Transept
3.5 Le plafond, la charpente

4. Le monastère
4.1 Le cloître
4.1.1 Les chapiteaux
Le palais royal

Conclusion

Annexe
7.1 La dynastie des Hauteville
7.2 Chronologie (d’après Krönig)
7.3 La situation géographique de l’abbaye
7.4 Description des images. L'original des images ne peut pas être mis à disposition a cause de la question ouverte des droits de publications de travaux scientifiques sur le net. Ici vous trouvez les indications sur tous les images utilisés dans ce travail.
7.5 La bibliographie

7.6 Explication / Déclaration



1. Introduction historique
1.1 La Sicile byzantine
La Sicile appartient au royaume romain d’orient dès 535, prise au cours de la reconquête de l’Italie sous l’empereur byzantin Justinien. Pendant de règne de l’empereur Constant II (663 – 668) la cour de Constantinople est transférée brièvement à Syracuse à cause d’un siège arabe de la capitale. En 751 l’île est soumise au patriarche de Constantinople et non plus au pape, ce qui est recorrigé après la conquête Normande. L’amiral byzantin Euphemios de Syracuse se révolte contre l’empereur en 827 et il appelle les Arabes au secours. L’Emir de Kairuan et ses troupes débarquent le 17 juin près de Mazara et commencent la conquête qui va durer jusqu’ en 901, lorsque Catania et Taormina tombent aux mains des Arabes.

1.2 La Sicile arabe
En 901 Palerme devient la capitale de Sicile. Les Arabes imposent un système fiscal plus efficace et juste pour la population. Une tolérance religieuse permet que Juifs, Arabes et Chrétiens vivent ensemble et que le commerce et l’artisanat fleurissent. L’époque est considérée aujourd’hui comme le dernier âge d’or de l’île. On n’a que peu de vestiges de l’époque même.

1.3 La reconquête chrétienne
L’ère arabe se termine comme elle a commencé: par un désaccord entre les puissants (Emirs siciliens). Le 18 mai 1061 débarquent Robert Guiscard et Roger[1], les fils de Tancrède d’Hauteville. Palerme est prise en 1072. L’évêque grec Nicodème peut reprendre le service divin dans l’ancienne cathédrale byzantine. En 1091 la dernière fortification arabe, Val di Noto, près de Syracuse, tombe. Roger I (1031 – 1101) est ensuite le fondateur de la dynastie royale des Normans en Sicile.

1.4 Le royaume Normand
1.4.1 La dynastie des Hauteville
Roger I est Gran Conte et Legatus Apostolicus et contrôle ainsi le pouvoir temporel et spirituel des deux Siciles. Une relative tolérance religieuse et linguistique (le Latin, Grec, Hébreu et Arabe sont des langues officielles) amène à une grande prospérité économique et une administration efficace, qui se sert surtout des experts de langue grec. C’est un mélange productif d’influences et de cultures. Les Normands représentent surtout l’élément militaire, l’administration porte les traits byzantins. Le roi Roger II (1095 – 1154, règne a partir de 1112), fils de Roger I, se fait construire la cathédrale de Cefalù comme église funéraire royale. Sous son successeur Guillaume I, dit le mauvais (meurt en 1166), le pouvoir de l’administration centrale s’affaiblit face aux barons[2].

1.4.2 Guillaume II et la fin de la dynastie
Guillaume II, dit le bon (1154 – 1189), est le fils de Guillaume I. Dès son couronnement en 1166 il a de grandes difficultés à exercer son pouvoir face aux barons Normans[3]. Son frère Tancrède meurt en 1194. Guillaume III, le fils de Tancrède, est détrôné en 1194 et la Sicile tombe aux mains de l’empire germanique lorsque la fille de Roger II épouse Henri VI[4].

1.4.3 Les arts à la cour de Palerme
Les monuments de l’époque normande sont parmi les plus impressionnants de la Sicile. On y retrouve une influence orientale (Byzance) aussi bien que occidentale (Rome), mais aussi nordique (France, Normandie) et du Sud (Arabes). L’art de la Sicile Normande est alors influencé par diverses traditions[5]. Les mosaïstes de l’époque normande en Sicile par exemple sont difficiles à identifier[6].

2. La fondation de l’abbaye__

2.1 Le but de Guillaume II
Tout comme son père, Guillaume II a des querelles avec les barons, à cause du système féodal. Il lui faut alors une nouvelle mise en valeur de son pouvoir. Il le fait de la manière courante, en fondant une nouvelle abbaye. Mais cette abbaye ne doit pas seulement symboliser le pouvoir royal et économique du la cour, mais aussi la combinaison déjà mentionnée de pouvoir temporel et spirituel[7].
Guillaume ne fonde pas simplement une nouvelle abbaye[8], il choisit bien le lieu[9], le nom et le concept du nouveau complexe royal. Il veut manifester son indépendance vis à vis de l’archevêque de Palerme[10] et de la capitale, comme l’avait déjà fait son grand-père Roger II au sommet du pouvoir royal des Normands en Sicile. Roger II a fondé la cathédrale de Cefalù en 1131, après son couronnement à Noël[11] de l’année précédente. Quand Guillaume II fonde son abbaye en 1174[12], Cefalù n’est même pas terminé. Il proclame quand même Monreale comme nouvelle église funéraire de la dynastie. C’est une pure manifestation de pouvoir politique et économique de la part du roi contre ses barons[13]. L’abbaye est richement dotée de biens en Sicile et Italie du Sud. Après la mort de Guillaume II les abbés luttent pour maintenir leur importance, sans grand succès.
Avec l’abbaye et le palais de Monreale, il fonde un nouveau centre de pouvoir royal tout près de la capitale. La comparaison avec le plan de Cefalù (à gauche) montre bien la similitude des deux concepts.
La ville est dominée d’un château-fort contemporain sur la colline, le ‘Castellaccio’, ce qui témoigne de l’importance de Monreale.

2.2 Le concept de l’Abbaye
A Monreale sont unies en un seul lieu une cathédrale, un palais royal et une abbaye bénédictine[14]. La proximité d’un palais et d’une église royale est un concept bien connu dans l’antiquité tardive[15] et l’idée remonte au temple et au palais mythique de Salomon. C’est la visualisation du caractère théocratique mentionné des rois Normands. En regardant le plan ci-dessous, on voit aussi les liens avec les bâtiments contemporains des Clunisiens et des Cisterciens. Les modèles bénédictins étaient les premières sources d’inspiration des architectes des premières églises normandes. Dû à la brève période de construction de l’ensemble on peut parler d’une unité stylistique. Le complexe est aussi une manifestation contre l’église grecque préexistante et contre l’archevêque puissant de Palerme. En 1183 Monreale reçoit la dignité de l’archiépiscopat.
« Guilelmus (…) illustris Siciliae rex (…) brevi tempore templum domino multa dignum admiratione construxit, castris munitissimis et redditibus amplavit, libris et sacris vestibus et argento decoravit et auro et tandem multitudinem monachorum de Caviensi ordine introduxit et in tantum aedificiis et rebus aliis extulit locum ipsum, ut simile opus per aliquem regem factum non fuerit a diebus antiquis et in admirationem homines adducat. »[16]

2.2.1 Le plan général

_3. L’ abbatiale__
3.1 Le plan de l’église
L’église est clairement construite sous la forme d’une basilique à colonnes avec trois nefs en croix latine, avec transept et trois absides[17]. Le plan est donc occidental. Mais on a quand même respecté la tripartition de l’espace du sanctuaire entre prothesis et diaconicon. L’ensemble ressemble plus à une basilique paléochrétienne qu’à une église romane ou byzantine de l’époque[18]. L’église mesure 102m x 40m sur l’ensemble et la tour (occidentale-sud) a une hauteur de 35m. C’est l’église la plus grande terminée au XII siècle.
Il n’y a pas de coupole sur le croisement, ce qui est typique pour les églises byzantines de l’époque. Le style des décors de l’intérieur est strictement byzantin, contraire au plan, mais l’influence byzantine à la cour et ainsi dans l’art est très forte.

3.2 L’extérieur de l’abbaye
La vue extérieure de l’abside montre bien la présence d’artistes arabes. Les formes des arcades sont fortement inspirées de leur art traditionnel. A Monreale, l’art décoratif arabe se limite à l’extérieur. On y peut voir des similitudes des motifs choisis avec l’abside de la cathédrale de Palerme.
Vers le nord s’ouvre la nef par la porte de Barisano da Trani, construite en bronze autour 1190. Deux des 28 représentations montrent des images païennes et les autres des scènes chrétiennes, dont S.André et S. Bartholomé. Le portique nord date des rénovations du XVIè siècle.
La porte principale à l’ouest est entourée de colonnes dans le style arabo-norman. Elle introduit le croyant à l’intérieur de l’église. La porte est l’œuvre du maître Bonanno de Pise et a été terminée en 1186. C’est la plus grande porte de l’époque (7.8m x 3.9m). Les quarante scènes sont tirées des deux Testaments et le cycle commence en bas avec la création d’Adam et Eve. L’histoire (en montant) va jusqu’à l’Ascension. Tout en bas se trouvent des lions et des griffons[19]. Ces motifs royaux seront repris au trône du roi au nord de l’autel. Au dessus des scènes trônent le Christ et la Vierge, entourés d’Anges[20]. Le portique ouest date de 1770, quand le précédent s’est écroulé.

Les deux tours occidentaux correspondent tout à fait avec les plans des abbayes occidentaux, mais ils sont moins dominants car moins hauts que dans les exemples continentaux de l’époque.

3.3 L’intérieur
L’espace de l’église est partagé en trois[21] : En longueur (nef, transept, absides) et en hauteur (marbre/colonnes, mosaïques, charpente)[22]. Les surfaces à l’intérieur de l’église sont entièrement décorées, avec du marbre au plafond et aux parois jusqu’à la hauteur des mosaïques. Au dessus de celles-ci, la charpente ouverte est sculptée et peinte. Les décorations sont rangées hiérarchiquement, dans un ordre horizontal de bandes dorées de mosaïques. Toute décoration ultérieure se soumit aux mosaïques.

3.4 Les mosaïques
3.4.1 L’iconographie
Les mosaïques se répandent sur tous les murs de l’église, sur une surface totale de 6340 m2. Les représentations sont d’un style narratif émouvant et vif, ils ont perdu toute sévérité, comparé à ceux de Cefalù ou de Palerme[23]. Les scènes sont placées généreusement dans la nature ou dans l’architecture qui prend une nouvelle importance. La symétrie de l’architecture se montre aussi dans l’iconographie des mosaïques: Vers la coté Nord on trouve toujours les références au pouvoir temporel du roi et vers le Sud on a les représentations du pouvoir indépendant de l’église[24].

Les couleurs utilisées sont moins brillantes que dans les autres cycles en Sicile, des tons sombres de gris et brun sont fréquents. Les scènes représentées ont trois sources principales : L’Ancien Testament pour la nef centrale, les guérisons du Christ (NT) dans les nefs latérales, et l’histoire glorieuse de l’égli se avec ses saints dans les zones du sanctuaire. La paroi ouest porte des saints locaux et dans le transept il y a deux représentations intéressantes de Guillaume II. Cet ordre chronologique de l’histoire du salut est principalement gardé ci-dessous :

3.4.2 La nef centrale
Le cycle commence dans le coin sud-est de la nef centrale avec la création du monde et suit la Genèse jusqu’à la lutte de Jacob[25] avec l’ange sur les deux niveaux au dessus des colonnes[26] (p.9-bleu). C’est exactement la même partie qu’à la chapelle palatine, mais les images sont placées avec dans l’harmonie de l’ensemble. Chaque scène du cycle est soigneusement séparée de la suivante par les bandes verticales[27].
3.4.3 Les nefs latérales
Les 18 scènes de guérisons du Christ et des résurrections se trouvent sur les parois des nefs latérales (p.9-rouge). Parmi ces scènes se trouvent aussi la chasse des commerçants du temple (N) et Pierre sauvé de la prison (S).

3.4.4. L’abside centrale porte la représentation du Christ Pantocrator est dans la voûte de l’abside centrale, comme à Cefalù[28]. Le visage du Christ domine les deux églises, mais ici à Monreale l’expression est plus sévère.
Juste au-dessous se trouve Marie avec l’enfant, flanqué des deux archanges Michel (à gauche) et Gabriel (à droite). Les saints de l’abside centrale sont des évêques parmi lesquels se trouve curieusement la représentation de St. Thomas of Canterbury, qui a été tué par un parent de la femme de Guillaume II, Jeanne d’Angleterre. Dans les nefs latérales on voit Paul (N) et Pierre[29] (S), les deux personnages fondateurs de l’église chrétienne.

3.4.5 Le transept
Parmi les représentations de la vie de Christ il y a des saints. Au dessous de la voûte principale les deux représentations de Guillaume II : Au Nord son couronnement par le Christ, au Sud la dédicace de l’église à la Vierge. Guillaume offre une église en style oriental qui ne rassemble pas beaucoup à Monreale.

Le couronnement de Guillaume II ressemble beaucoup à la mosaïque du couronnement de Roger II à l’église St.Maria dell’Ammiraglio (=la Martorana), ce qui est certainement voulu.
Ces deux sont les seules représentations de figures vivantes dans l’église et ils sont en rapport avec les autres symboles royaux.

3.5 Le plafond, la charpente
Au XIIè siècle, on n’a fait que la partie est du plafond, le reste est complété après 1560 sous le cardinal Alessandro Farnese, dans le style de la partie préexistante.
Le toit a été restauré au XVIè siècle, la peinture de la charpente est l’œuvre des restaurations en 1836/37.




4. Le monastère

4.1 Le couvent monastique
La construction suit l’exemple des abbayes bénédictins de l’occident. Du couvent il ne reste pas plus que l’aile sud en ruine et l’aile ouest transformé au XVIè siècle. Les murs du dortoir (S) donnent quand même une bonne impression de la décoration murale de l’époque.

4.2 Le cloître
Les dimensions du cloître sont 47x47m. Au milieu se trouve un jardin et dans l'angle SW il y a une fontaine ouverte. Le troisième cycle narratif du complexe de Monreale se trouve sur les chapiteaux des colonnes du grand cloître monastique. Il y a des plantes, des bêtes, des hommes, des acrobates, des archers et des scènes de la passion du Christ. Ici est le chapiteau remarquable avec la scène de la dédicace de l’église à la Vierge. Ici, confronté avec la mosaïque de l’abbatiale, la représentation de l’église est beaucoup plus concrète.

5. Le palais royal
Le concept de l’abbaye comme centre de pouvoir contient la présence du roi. Comme les rois germaniques[30], Guillaume II veut réunir les nobles à la cour – mais hors de la ville, où se trouve son grand adversaire, l’archevêque Walter of the Mill. Le palais est utilisé depuis 1595 comme séminaire épiscopal. Il se trouvait au nord de l’église, on n’a que peu de restes. Il s’est répandu en quatre ailes autour d’une cour intérieure (plan p.6) Au nord-est on peut encore voir la suite de chambres originale. Le petit palais se différencie des autres édifices royaux en mesure et style: Les chambres ont un toit plat et un aspect archaïque en comparaison avec les palais royaux contemporains de la Zisa et la Cuba à Palerme.

6. Conclusion
J’espère que vous me permettez de mettre le poids de la conclusion sur l’ensemble et non pas sur les travaux magnifiques des détails et des mosaïques : Monreale est un complexe unique en occident. Il a été construit dans une seule époque, dans une unité stylistique. Depuis le XVIè siècle l’intérêt scientifique est ininterrompu. C’est le dernier grand édifice de l’époque normande en Italie, l’ultime démonstration de pouvoir culturel d’une dynastie nordique établie au Sud et finalement fondue dans les traditions méditerranéennes.

6.2 La conservation
La plupart de la construction est fait par les mêmes artistes, de la même époque. Les successeurs des travaux n’ont pas changé de plan et de style. Les rénovations et changements qui ont été exécutés dès le XVIè siècle ont eu le but de conserver l’aspect et le caractère de l’ensemble. Finalement je ne dois pas inventer une nouvelle formule et pour terminer, je me sers des mots de Lello de 1596 qui sont valables aujourd’hui comme dans l’ avenir :
«Conservare materialmente e mantener viva spiritualmente questa grande eredità, tale è il compito e il dovere dei nostri tempi.»[31]

.7. Annexe - .
7.1 La dynastie des Normands en Sicile

7.2 Chronologie abrévée
[32]

1174 Fondation de l’abbaye par Guillaume II
1174 / 76 Donations royales pour la décoration du couvent
1183 Elévation à l’archiépiscopat par le Pape Lucius III[33]
1185 Portail de bronze de Bonanno da Pisa est terminé
1189 Sépulture de Guillaume II à Monreale
1190 Porte latérale (N) terminée par Barisano da Trani
1536-73 Archevêque Alessandro Farnese: Rénovations importantes de l’abbaye
1588-1609 Cardinal Ludovico II de Torres : fondation du séminaire de prêtre dans le palais (1589), construction de la chapelle de S.Castrense (1596), plusieurs transformations dans l’abbatiale
1596 Publication du livre Historia della chiesa di Monreale, écrit par Torres et publié sous le nom de son secrétaire Giovanni Luigi Lello
1811 Toit, transept et monuments funèbres de l’époque Normande partiale- ment détruits par un incendie, mosaïques et marbres endommagés
1817 Début des restaurations, peinture de la charpente 1836/37, revêtement des parois avec du marbre 1840-45, restauration du pavement 1859


7.3 La situation géographique de l’abbaye

7.4 Description des images utilisées
Page 1 - Christ Pantocrator, abside centrale. Schirò, enveloppe,int.
Page 4 - Roger II couronné par le Christ, mosaïque à S. Marie de l’amiral (la Martorana), Palermo. Baumgarten p. 52
Page 5 - Plan de la cathédrale de Cefalù, Kubach p. 118
Page 6 - Plan général de l’abbaye d’après Del Giudice, Krönig, tab.pieg.1
Page 7 - Plan de la cathédrale de Monreale, Krönig, tav.pieg. 8
Page 8 - Le décor extérieur de l’abside, Krönig p.81
- La porte du Paradis, Krönig tav.22
Page 9 - Iconographie, basée sur Kitzinger V, pp 65s.
Page 10 - Paroi N de la nef centrale, Schirò, p. 23
- Christ chassant les commerçants du temple, Schirò, p. 81
Page 11 - Schéma des absides, Krönig, tav.pieg.6
Page 12 - Guillaume II dédie l’église à la Vierge, Schirò p. 1
- Couronnement de Guillaume II par le Christ, Schiro p. 105
Page 13 - Mur du dortoir (S), Krönig, tav. 113
- Dédicace de l’église à la Vierge à l’Enfant; cloître, aile ouest chapiteau nr.19, Krönig, tav.84
Page 15 - Généalogie des rois de Sicile au XIIe et XIIIe, Baumgarten, p 30
Page 17 - Vue aériénne de Monreale vers Palerme, Krönig, tav. 27.5 Bibliographie

Œuvres d’introduction:

- D. Talbot Rice, Die Kunst im byzantinischen Zeitalter (trad.), München/Zürich 1968.
- R.A. Brown, The Normans, Woodbridge 1984.
- G.A. Loud (dir), Conquerors and churchmen in Norman Italy, Aldershot / Brookfield, 1999.
- M. I. Finley (dir), Geschichte Siziliens und der Sizilianer, München2 1998.
- Lexikon des Mittelalters, München.
- J. Fleckenstein, Rittertum und ritterliche Welt, Berlin 2002.
- H. Baumgarten (dir), Sizilien, Stuttgart2 1992.
- H.E. Kubach (dir), Architektur der Romanik, Stuttgart 1974.


Œuvres specialisées:

- O. Demus, The mosaics of norman sicily, London 1949.
- W. Krönig, Il Duomo di Monreale e l’architettura normanna in Sicilia, Palermo 1965.
- G.Di Stefano, Monumenti della Sicilia Normanna, Palermo 1979.
- W.Krönig, L’anno di Guglielmo, Palermo 1989.
- G. Schirò, Monreale, Palermo 1992.
- H.R. Meier, Die normannischen Königspaläste in Palermo, Worms 1994.
- E. Kitzinger, I mosaici del periodo normanno in Sicilia (serie):

Il duomo di Monreale:
Fascicolo III: I mosaici dell’abside, della solea e delle capelle laterali, Palermo 1994.
Fascicolo IV: I mosaici del transetto (non consulté, oeuvre non présent en Suisse), Palermo 1995.
Fascicolo V: I mosaici delle navate, Palermo 1996.

7.5 Explication / Déclaration
Ce travail a été fait au sein du Proséminaire en Archéologie Paléochrétienne et byzantine du sémestre d'été 2002. Je ne l'ai pas rendu, les droits m'appartiennent alors. Merci de les respecter.

[1] Le futur Roger I
[2] On a beaucoup critiqué les coutumes arabes de Guillaume I
[3] Sa mère a exécute le pouvoir jusqu’en 1171. Après, il manifeste l’autorité par des monuments
[4] Voir plan 7.3
[5] Di Stefano parle même d’une influence arménienne
[6] Artistes byzantins immigrés ou école locale
[7] Meier p. 89
[8] L’idée de Gravina qu’il y avait un ancien édifice byzantin, est abandonné depuis Demus
[9] Voir photo 7.3
[10] La cathédrale de Palerme est construite entre 1170 et 1185
[11] Hommage politique a Charlemagne et signe impériale
[12] 1174 selon Krönig e Meier, 1171 selon Kitzinger. 1176 publication officielle de la donation.
[13] Le nom Montréal apparaît à la cittadelle de Jerusalème en 1119, selon Fleckenstein.
[14] Des Bénédictins de l’abbaye de Cava (près de Salerne) peuplent l’abbaye
[15] Dioclétien à Spoleto et Constantin à Trèves
[16] De la Bulle ‘Cum tanta ergo pia opera’ du Pape Luc III en 1183
[17] Concept Latino-Cassinien, par contre Clunisien à la cathédrale de Palerme
[18] Comparaison politique avec les empéreurs paléochrétiens
[19] Motif médiéval fréquent sur les portes vers l’ouest
[20] Plusieurs motifs seront repris dans les cycles de l’église ou dans le cloître principal.
[21] Selon Krönig et Kitzinger, Demus le partage en neuf.
[22] Tripartition aussi du but de l’église: Siège de l’archevêque, du roi et de la communauté monastique
[23] Sta. Maria dell’Ammiraglio et la Chapelle Palatine qui ont été bien étudiés par les mosaïcistes.
[24]Exemples: Transept: Couronnement /dédication, trônes du roi et de l’archevèque.
[25] Comme à la chapelle palatine de Palerme
[26] Les colonnes et chapiteaux pourraient être de l’époque d’Adrien et y transportés d’ailleurs.
(Krönig, p.42)
[27] Par rapport aux mosaïques Palermitains de la Chapelle Palatine et Santa Maria dell’Ammiraglio
[28] Dans les églises byzantines le Pantocrator se trouve normalement dans la coupole centrale.
[29] Au Nord se trouve le trône royal, au Sud celui de l’archevêque – symboles du pouvoir temporel et spirituel.
[30] Meier voit des parallèles, notamment avec le palais et l’église de Otto I. à Magdeburg (pp89s)
[31] Citation de Krönig, p20
[32] Abbréviation d’après la ”tavola cronologica del complesso monumentale” dans l’oeuvre de Krönig
[33] p.6: Citation de la bulle d’élévation. L’ archidiocèse de Monreale contient la diocèse de Catania et
Syracuse (-1832) et parties des diocèses de Palerme, Mazara del Vallo et Agrigente.

Domestikation

Tierisch nützlich

Die gleichnamige Sonderausstellung im Forum der Schweizer Geschichte in Schwyz hat ihre Tore am 23.Oktober geschlossen. Schade. Durch ihre unkonventionelle Präsentationsweise und künstlerischen Ergänzungen war es eine intensiv erlebbare, aufwühlende Ausstellung, die von Kaba Rössler gestaltet wurde.
Als Ergänzung dazu ist ein wenig beachtetes Heft für Lehrer und Interessierte erschienen, erhältlich im Forum der Schweizer Geschichte Schwyz für SFr. 20.--. Hier die kurze Einleitung und das Inhaltsverzeichnis:

"Domestikation – das heisst Zähmen und Züchten. Wenn wir die Ursprünge der Domestikation untersuchen, so gehen wir zeitlich zurück an den Übergang von der Mittel- zur Jungsteinzeit. Die Menschen änderten ihre althergebrachte Lebensform grundlegend. Jäger und Sammler wurden zu Ackerbauern und Viehzüchtern. Sie begannen bereits damals, ihre Umwelt und damit auch sich selbst zu verändern: ein Prozess, dessen Dynamik bis heute anhält.

Diese Dokumentationsmappe möchte durch ausgewählte Texte und Arbeitsideen Anreize zur Beschäftigung mit dem Thema Domestikation bieten. Lehrkräfte und Interessierte können sich kurz informieren. Die kommentierte Bibliographie weist gezielt auf weiterführende Literatur hin. Arbeitsblätter mit Vorschlägen und Anleitungen zur Vorbereitung in der Schule ermöglichen eine stufengerechte Einführung in die Thematik. Die Texte sind vielfältig einsetzbar, im Zeichnen-, in Sprach-, Geschichts- und Biologieunterricht, in Religion, Ethik, Französisch und sogar Latein.

Das Schulfach „Mensch und Umwelt“ kann in seiner Bedeutung kaum tiefer erfasst werden als durch das Thema der Domestikation: Wie hat sich der Mensch aus seiner Umwelt heraus entwickelt? Was unterscheidet Mensch und Tier? Wie wurde der Wolf zum Pudel? Weshalb muss eine Kuh gemolken werden? Warum zieht der Senn auf die Alp und nicht in die Stadt? Es geht aber nicht nur um die Haustiere, die sich ganz offensichtlich von Wildtieren unterscheiden. Alle domestizierten Arten – so auch wir Menschen – haben sich durch die veränderte Lebensweise in Körperbau und Verhalten an eine neue Situation angepasst. Ohne sich dessen bewusst zu sein, hat der Mensch auch sich selber domestiziert. Er hat nicht nur Landschaftsbild und Tiere nachhaltig beeinflusst und verändert, sondern insbesondere sich selber angepasst und weiterentwickelt. Heute werden nicht mehr nur wirtschaftliche und technische Fragen der Domestikation gestellt.

Die Möglichkeit, Menschen zu züchten, seine Gene zu verändern oder gar zu klonen, wirft neue Fragen auf. Im Zeitalter der technischen Reproduzierbarkeit von Leben werden Zucht, Eugenik oder Verlängerung des Menschenlebens anders bewertet als früher. Die Sonderausstellung „tierisch nützlich“ macht die Besucher auch mit Aspekten dieser Kontroversen bekannt. Die Dokumentations-mappe will mit den Texten vorbereitend und ergänzend zum Ausstellungsbesuch an die Thematik heranführen und mit den Arbeitsblättern zu Diskussion und vertiefender Beschäftigung anregen. Ich wünsche Ihnen viel Vergnügen bei Vorbereitung und Besuch der Ausstellung im Forum der Schweizer Geschichte."


Vorwort: Tierisch nützlich (Seite 1)
Inhaltsverzeichnis
1. Einleitung
2. Tier
2.1 Frühe Domestikation: Wildtier – Nutztier – Haustier (4)
2.2 Nutztiervielfalt in der Schweiz, Arbeitsmappe Ballenberg (10)
3. Mensch
3.1 Sozialisierung und Normierung am Menschen (16)
3.2 Das Menschliche Genom (17)
3.3 Einführung in die Gentechnik (20)
4. Landschaft
4.1 Naturlandschaft ≠ Kulturlandschaft (24)
4.2 Veränderung der Alpen durch menschliche Nutzung (31)
4.3 Ständige Veränderung der Umgebung (35)
5. Arbeitsblätter für die Primarschule aus der Arbeitsmappe Ballenberg (36)
6. Glossar (44)
7. Kommentierte Literaturliste (50)
Beilagen


verfasst von: Heinrich Speich, 16.3.2005, Alle Rechte an Text und Dokumentation bei: Musee Suisse Groupe http://www.musee-suisse.com
Weitere Informationen zu Ausstellung und Thema: www.domestikation.ch

Westeuropa im Mittelalter

Fränkisch oder Französisch? Westeuropa im Mittelalter.

Rezension. Erstveröffentlichung auf www.cosmopolis.ch


Joachim Ehlers. Die Deutschen und das europäische Mittelalter. Das westliche Europa
Siedler Verlag, München 2004. 512 Seiten, zahlreiche Abbildungen s/w, gebunden. ISBN 3-88680-759-2. € 60.


Dem Titel der Serie, Die Deutschen und das europäische Mittelalter, Das westliche Europa wird der Autor in seinem Buch nicht gerecht. Er beschreibt nicht, wie sich Deutsche mit Franzosen im Mittelalter verstanden haben und auch nicht, wie sie lebten, lachten oder liebten.
Dafür zeigt Ehlers zeigt in seinem Werk den Wandel zweier Kulturräume, die sich während des Mittelalters gegenseitig beeinflussten, ihre Konflikte, Entwicklungen und Probleme. Die Darstellung ist in vier Teile gegliedert: 1. Das Europa der Karolinger, 2. Die Entstehung der europäischen Nationen 3. Die Entstehung der europäischen Freiheit und 4. Die Emanzipation der europäischen Staaten.

Dabei geht er im ersten Teil chronologisch vor und erklärt die Leistungen des karolingischen Reiches aus der „großen Synthese“ von christlicher, gallorömischer Spätantike und fränkischer Tradition. Dabei macht er auf das Kulturgefälle aufmerksam, das zwischen den ehemals römischen Provinzen und der Germania herrschte und dessen Nivellierung er als Hauptleistung der karolingischen Herrschaft in Europa ansieht.

Als „neues Imperium“ bezeichnet Ehlers das Karolingerreich und erklärt anhand ausgewählter Quellen dessen Strukturen. Interessant sind dabei insbesondere die Ausführungen zu Sprache und Kommunikation in diesem „Vielvölkerstaat“: Es wurde nicht nur Latein verwendet, sondern die Grundlagen für Französisch und Deutsch als Volkssprachen gelegt.

Als Resultat dieser gemeinsamen Entwicklungen konstatiert Ehlers weitgehend einheitliche kulturelle und zivilisatorische Merkmale für die Mitte des neunten Jahrhunderts, die über Jahrhunderte die Basis für die territorial separierten Teil- und Nachfolgereiche des karolingischen Großreiches bildeten. Der Osten hatte das Kulturgefälle gegenüber dem Westen aber noch nicht ganz wett gemacht: Die innere Christianisierung der Menschen war ebenso unvollkommen wie die kirchliche Durchdringung der Landschaft, es gab viel weniger Klöster, die als wirtschaftliche und spirituelle Zentren wirken konnten.

888 starb mit Karl III. der letzte Herrscher, der nominell über Ost- und Westfrankenreich geherrscht hatte. In der Folge etablierten sich in den Teilreichen Fürstenherrschaften, die karolingische Territorialgliederung blieb weitgehend erhalten. Dabei wurde das ökonomisch und als karolingische Stammlande ideell wichtige Lothringen zum eigentlichen Zankapfel zwischen Ost- und Westreich.

Im Osten wirkte das König- und Kaisertum als integrierende Kraft im regionalisierten Reich. Seit 918 regierte mit Heinrich I. nicht mehr ein Karolinger über das Ostreich. Das ökonomisch und ideell bedeutende Lothringen und somit die karolingische Pfalz Aachen gehörten seit 923/28 zum Ostreich, so konnte der sächsische Kaiser und seine Nachfolger den fränkischen Charakter seiner Herrschaft betonen, auch wenn die Macht in Händen der Ottonischen Dynastie war, die sich gegen die mächtigen Fürsten im Reich behaupten mussten. Otto I. ließ 955 das Magdeburger Mauritiuskloster in ein Missionserzbistum für die Slawen umwandeln und stellte sich damit auch in die karolingische Missionstradition. Er wurde 962 in Rom zum Kaiser des Römischen Reiches gekrönt und so erhielt das Reich seine heilsgeschichtliche Legitimation. „Dieses Prinzip“, so Ehlers, sei „mithin nicht deutsch, sondern römisch geprägt und deshalb hat sich die Bildung der mittelalterlichen deutschen Nation nicht auf völkischer Wurzel vollzogen, sondern auf dem politischen Bewusstsein, im römischen Imperium als der denkbar höchstlegitimierten Staatsform der Christenheit zu leben“. Den Begriff des Heiligen Römischen Reiches führte 1157 der Reichskanzler Rainald von Dassel ein.

Im westfränkischen Reichsteil herrschte ab 954 ein Kampf um die Königsmacht. Die karolingische Dynastie konnte sich nicht behaupten, die Robertiner kamen ähnlich an die Macht, wie die Karolinger sie 751 von den Merovingerkönigen übernommen hatten. Im Osten wurde der neue König nominell durch Wahl der Grossen bestimmt. Robert II. ließ 1027 seinen Sohn Heinrich zum Mitkönig krönen und etablierte damit die Erbmonarchie. Mit dem Titel rex Francorum beanspruchten die Könige die karolingische Tradition für sich allein und blendeten den Osten aus. Während im römischen Reich der König seine Macht durch die regionale Besitzschwerpunkte und Pfalzen im ganzen Reich sicherstellen konnte, war der französische König abhängig von den Krondomänen und somit auf einen engen Raum beschränkt. Er regierte im Konsens mit dem Adel. Seit dem zehnten Jahrhundert mehrten sich also die strukturellen Unterschiede zwischen Frankreich und dem römischen, später deutschen Reich und die geistige Ethnogenese fand in der gegenseitigen Abgrenzung statt.

Die Klöster waren die zentralen Träger der Kultur im frühen Mittelalter. Im Jahre 910 wurde das Kloster Cluny gegründet. Hier wurde dem Totengedächtnis, einer reichen Liturgie und karitativem Wirken besondere Aufmerksamkeit geschenkt. Im Gegensatz zu den anderen Benediktinerklöstern waren die Ableger von Cluny zentralistisch gelenkt und der ganze Verband war direkt dem Papst unterstellt. Cluny wirkte bald als Zentrum der monastischen Reformbewegung. Im elften Jahrhundert verschärfte sich der Konflikt zwischen Kaiser und Papst an der Frage der Bischofsinvestitur, der 1077 im Gang Heinrichs IV. nach Canossa gipfelte. Damit hatte sich die Kirche gegenüber den Kaisern als eigenständige Gewalt emanzipiert. In Frankreich hatte das Königtum nur in den Krondomänen bestimmenden Einfluss auf die Kirche.

Im wissenschaftlichen Bereich etablierten sich seit dem Ende des 12.Jahrhundert die Universitäten, die wie eine Zunft aufgebaut waren. Studium und Lehre wurden von den Universitäten monopolisiert. Die erste Universität im deutschen Reich entstand erst 1348 in Prag aufgrund einer Mischform von Bologneser und Pariser Modell.

Durch die Verbindung von Aquitanien und England-Normandie entstand 1154 ein neues Großreich. Heinrich II. von England huldigte dem französischen König zwei Jahre später für die Normandie, Aquitanien, Anjou, Maine und Touraine und anerkannte damit dessen Superiorität in besagten Gebieten. Damit waren der Westen und Norden Frankreichs fest in den Händen des englischen Königshauses und der Einfluss des französischen Königs minimal. England hatte sich als Macht auf dem Kontinent etabliert und beeinflusste fortan die europäische Politik mit.

Im vierten Teil „Die Emanzipation der europäischen Staaten“ ist der Text leider zum Sammelsurium verkommen, mit allgemeinen Themen, der die Stringenz der Darstellung in den ersten beiden Teilen schmerzhaft vermissen lässt. Der Autor verzettelt sich in unzähligen Ereignissen und der Ausbreitung allgemeiner struktureller Merkmale. Dieser Teil ist zuwenig spezifisch auf die Fragestellung der Beziehungsgeschichte Deutsches Mittelalter – Westen hin ausgelegt und beinahe handbuchartig, ganz schlimm im abschließenden Kapitel Rittertum und Zivilisation, welches eigentlich in sich stimmig und inhaltlich interessant wäre. Zum Abschluss formuliert Ehlers die These, dass Deutschland aus Mangel an einer Zentrallandschaft, wie die Ile-de-France oder London „ allzu dauerhaft agrarisch“ geblieben sei und dieser Vorsprung an Urbanität nie habe aufgeholt werden können.

Ehlers Werk hat einen hohen Anspruch und die Messlatte innerhalb der Reihe ist mit dem Werk von Lübke zu Europas Osten sehr hoch gelegt. Die Darstellung von Spätantike und Frühmittelalter, mit der Genese der gemeinsamen kulturellen Grundlagen für das spätere Deutschland und Frankreich, ist wirklich großartig, ebenso die Beschreibung der Zeit der Spaltung bis zu den Staufern. Hier wird dem Leser stilistisch hoch stehende, moderne und quellennahe Geschichtsschreibung geboten. Im Hochmittelalter (Teil IV) erscheinen dann plötzlich Papsttum und englisches Herrscherhaus als integraler Teil der Darstellung, während diese beiden vorher immer nur im Zusammenhang mit französischer- und Reichsgeschichte erwähnt worden waren. Der westliche Westen Europas, nämlich die Bretagne, Aquitanien und die iberischen (christlichen und muslimischen) Reiche werden mit keinem Wort erwähnt, auch das für Ethnogenese und Kulturaustausch zentrale Spätmittelalter wird völlig ausgeblendet. Schade. Die abwechslungsreiche politische Beziehungsgeschichte bildet den Fokus der Darstellung, zumindest im ersten Teil konsequent am Beispiel des Karolingerreiches und dessen Nachfolgern. Der Einbezug von künstlerischer und ökonomischer Entwicklung hätte dem Buch zu mehr Breite verhelfen können und die recht trockene Personen- und Faktengeschichtsschreibung etwas aufgelockert.

Karten und Abbildungen (s/w) sind vorbildlich in den Text eingebettet und die Stamm- und Zeittafeln im Anhang sehr hilfreich und übersichtlich gestaltet, die Quellen mit viel Sorgfalt ausgewählt und zitiert, die kommentierte Literaturliste beinahe vollständig.

Zusammenfassend lässt sich sagen, dass die ersten beiden Teile wirklich brillant geschrieben sind. Diese sind in ihrer Schärfe unerreicht und lohnen den Kauf des Buches, auch wenn dieses in seiner zweiten Hälfte den Rezensenten nicht zu überzeugen vermag. Heinrich Speich


Die Spätantike am Oberrhein

Zwischen Antike und Mittelalter

Die Ausstellung IMPERIUM ROMANUM. Römer, Christen und Alamannen – Die Spätantike am Oberrhein.

Erstveröffentlichung auf www.cosmopolis.ch am 1.12.2005!

Badisches Landesmuseum Karlsruhe, Schloss; 22.10.2005 – 26.02.2006.
Öffnungszeiten : Di-So 10-18 Uhr, Do 10-21 Uhr. Am 24.12 und 31.12. geschlossen, am 1.1. ab 13.00 geöffnet. Eintritt : 8€, ermässigt 6€, Schüler 2€, Familien 16€, Jahreskarte BLM 25€. Audioguide in deutscher Sprache erhältlich, Saaltexte in deutscher und französischer Sprache.


Katalog : Badisches Landesmuseum Karlsruhe. IMPERIUM ROMANUM. Römer, Christen, Alamannen – Die Spätantike am Oberrhein. Konrad-Theiss-Verlag Stuttgart 2005. 330 Seiten, gebunden, durchgehend farbig illustriert, € 29.90. (Museumsausgabe broschiert € 24.90). ISBN 3-8062-1954-0.

Die Spätantike ist ein Stiefkind der Geschichte. Für Althistoriker war es lange eine Epoche des Niedergangs, geprägt von den Konflikten zwischen Rom und den Barbaren, die Zeit des Unterganges der antiken Götterwelt und dem Erstarken der christlichen Kirche.

Die Ausstellung greift dieses ältere Bild der Historiker auf und macht es zum Ausgangspunkt einer breiten Darstellung von Funden und Ereignissen in Südwestdeutschland vom 3. bis zum 5. Jahrhundert. In einer Einführung erhält der Besucher anhand einiger Objekte und eines kurzen Films einen ersten Eindruck der Entwicklung der römischen Provinzen am Oberrhein im 3. Jahrhundert: Das römische Reich, das vom Atlantik bis zum Kaukasus reichte, befand sich in einer tiefen Krise. Nach einer langen Phase erfolgreicher Expansion waren die Legionen Roms nicht mehr imstande, die Grenzen erfolgreich zu schützen. Innenpolitische Konflikte sowie ökonomische und ökologische Probleme verschärften die Situation insbesondere in den Randregionen des Weltreiches.

Das erste Objekt aus der Zeit ist der tonnenschwere ´Augsburger Siegesaltar´. Der Statthalter Marcus Simplicinius Genialis hatte im Jahre 260 mit einem zusammengewürfelten Aufgebot plündernde Germanen besiegt und als Dank den Victoria-Altar erstellen lassen. Der Name des Statthalters wurde später wieder aus dem Stein herausgemeisselt, weil der Stifter des Siegesaltars ein Anhänger des Usurpators Postumus war, der gegen Kaiser Gallienus rebelliert und ein eigenes Kaiserreich in Gallien ausgerufen hatte.

Der 1,56m hohe Kalkstein versinnbildlicht die desolate Lage im 3.Jahrhundert wie kaum ein anderes Fundobjekt aus Deutschland: Ein Usurpator beherrschte den Nordwesten des Reiches; ein Statthalter des Abtrünnigen befehligte das Truppenaufgebot, welches durch bewaffnete Landsleute (populares – wohl der damaligen ´Volkssturm´) verstärkt wurde und besiegte die Germanen. Die auf dem Altar genannten besiegten elbgermanischen Juthungen und Semnonen befanden sich im Frühjahr 260 bereits auf dem Rückweg von Italien, hatten also im vorangegangenen Herbst den befestigten raetischen Limes überwunden und die Provinz geplündert.

Auf der anderen Seite des Obergermanischen Limes saßen, wie ältere Literatur ausführen würde, die Alamannen. Unter diesem Namen werden einige elbgermanische Stämme zusammengefasst, die sich als ´Vollmenschen´ oder vom germanischen Halbgott Mannus entstammend bezeichneten.

Nach der Mitte des 3. Jahrhunderts wurde die römische Reichsgrenze zurück an den Rhein verlegt. Trotz der gewaltigen Verteidigungsanlagen des obergermanisch-raetischen Limes konnten die römischen Truppen die Provinz vor den regelmässigen Plünderungen nicht wirksam schützen und so wurden die rechtsrheinischen ´Agri Decumates´ von der römischen Verwaltung sich selbst und den Alamannen überlassen, die die vorhandenen Siedlungsstrukturen nicht weiter nutzten.

Drohende Plünderungen germanischer Stämme veranlasste die Bevölkerung der Grenzzonen des Reiches, vor dem Ansturm ihre kostbaren Güter zu verstecken. Konnten die Schätze später von den Besitzern nicht mehr geborgen werden und wurden erst in der Neuzeit gehoben, so spricht man von Hortfunden. Zusammen mit den Siedlungs- und den Grabfunden beantworten diese drei Fundgattungen zentrale Fragen der archäologischen Forschung und bilden die Hauptquellen und Exponate der Ausstellung.

In einem zweiten Teil sind einige dieser Hortfunde exemplarisch vorgestellt. In Neupotz am Rhein wurde ein sogenannter Baggerfund gemacht. Hier versteckten Alamannen ihre Beute, um sie später abzuholen. Insgesamt wurden rund 700 kg vergraben, vor allem bronzenes Tafelzubehör und eiserne Werkzeuge. Einige ausgewählte Stücke werden stellvertretend für das breite Fundspektrum gezeigt.
Der Beutefund von Hagenbach umfasst 109 kg. Das Material ging wohl verloren, als die Alamannen bei der Überquerung der Rheins von römischen Patroullienbooten gestört wurden. Der Schatz ist in kleine Stücke zerteilt, sogenanntes Hacksilber. Die einzelnen Objekte wurden damals unter die Plünderer aufgeteilt. Ein silbernes Votivblech aus Hagenbach, das aus Aquitanien stammt, trägt den Namen des Stifters Andossus, Sohn des Obelexxus; der Name diente später die Vorlage für die bekannte Comicgestalt Obelix.

Der wohl spektakulärste römische Hortfund, der ´Silberschatz von Kaiseraugst´ ist hier erstmals ausserhalb der Schweiz zu sehen. Die 186 meist prägefrischen Münzen und 84 Geschirrteile wurden 1961 beim spätrömischen Kastell von Kaiseraugst (Kanton Baselland) entdeckt. Der Schatz wurde 351/52 versteckt. Kurz darauf fiel das Castrum Rauracense einem alamannischen Überfall zum Opfer und wurde von einem Grossbrand zerstört. Die Präsentation des Fundes erfolgt in drei Teilen: einerseits die Münzen, mit kurzen akustischen Erklärungen, andererseits das Tafelgeschirr. Der grössere Teil ist restauriert und komplettiert und präsentiert sich deshalb wie neu; ein kleiner Teil des Schatzes stammt aber aus einem anonymen Legat von 1995 und ist noch im Fundzustand erhalten. Auf der Rückseite einer dieser Platten finden sich Besitzervermerke, Gewicht, Herstellerzeichen sowie Spuren der Strohpolsterung. Aufgrund dieser Informationen und der Qualität der Funde müssen die ehemaligen Besitzer über gute Kontakte zum Kaiserhaus verfügt haben.

Der Teil Leben und Sterben ist den Unterschieden, den gegenseitigen Beeinflussungen im täglichen Leben und der Bestattungskultur gewidmet. Das Modell eines Badehaus der provinzialrömischen Villa rustica in Würmlingen zeigt, wie nach dem Abzug der ursprünglichen Bewohner als Scheune weitergenutzt wurde, nachdem die Fußbodenheizung herausgerissen worden war. Der grosszügige Wohnteil wurde nicht genutzt, es entstanden Grubenhäuser in seinen Ruinen. Gleich neben dem Modell sind die Funde platziert, die belegen, dass das Areal zwar weiter bewohnt, die römische Infrastruktur aber nicht mehr genutzt wurde.
Die Gräber sind ein Spiegel der Sitten jener Zeit. Die ausgestellten Funde dokumentieren eine Vermischung alamannischer und römischer Beigabensitten: So erscheinen römische Trinkgläser, bronzene Waschbecken oder Silberlöffel und Teile römischer Militärgürtel in zwei alamannischen Gräbern. Die zwei Fundensembles liegen in derselben Vitrine nebeneinander, ein jedes auf einer Milchglasplatte. So wird die Einheit eines Fundkomplexes geschickt sichtbar gemacht.

Im rechtsrheinischen römischen Reich beruhigte sich die Lage nach dem Rückzug der Römischen Verwaltung hinter die Rheingrenze. Um 300 wurde beispielsweise in unmittelbarer Umgebung der älteren Stadt Kaiseraugst Colonia Augusta Raurica das Kastell Castrum Rauracense erbaut. Diese Festung hatte eine Fläche von ca. 3,5 ha und eine vier Meter starke Umfassungsmauer von 850 m Länge, 14 Türme und vier Tore und sollte mit den hier stationierten Truppen den Rheinübergang sichern. Es bestand eine städtische Infrastruktur, bescheiden allerdings im Gegensatz zur vormaligen Hauptstadt des Gebietes der Rauriker. Im Jahre 351/52 fiel das Castrum einem Alamannenüberfall anheim und wurde zerstört, blieb aber auch später noch wichtig. Erst 401/02 zogen die sich die römischen Truppen ganz von der Rheingrenze zurück. Funde belegen, dass das Castrum bis ins 6.Jahrhundert hinein von romanischer städtischer Bevölkerung bewohnt wurde, die über Handelskontakte insbesondere nach Gallien verfügten. Auf den Synode von Sofia im Jahre 343/44 und Köln 346 erschien jeweils ein Bischof (episcopus Rauracorum) aus Augst und ein Kirchenbau aus dem frühen 4. Jahrhundert wurde 1960/66 freigelegt – es handelt sich dabei um den ältesten Kirchenbau am Oberrhein, der mit 24 m Länge bis zum Bau des Basler Münsters im 7./8. Jahrhundert die grösste Kirche der Region blieb.

Lokale Produktion ergänzte im späten 3. und im 4. Jahrhundert vermehrt die römischen Importe. Einheimisches Glas, Wein und Feinkeramik waren weit verbreitet. Die Ausstellung dokumentiert Produktion und Handel eindrücklich: Auch in der Spätantike wurde der Import und Exporthandel hauptsächlich als Geldwirtschaft betrieben, trotz hohen Inflationsraten. Römische Münzen wurden sogar in Korea gefunden. Der Handel mit den Germanen war wohl gering. Tacitus berichtet vom Import von Holz, Pelzen, Bernstein, Honig, Sklaven u.ä. ins Reich; dafür wurden Lebensmittel (Getreide und Vieh) geliefert, auch Schmuck, Keramik und wohl auch Metallgegenstände.

Im Argonner-Wald, zwischen Reims und Verdun wurde seit dem 2. Jahrhundert Terra sigillata hergestellt. Es handelt sich dabei um rotgebrannte Feinkeramik mit mattem Überzug. Diese Keramik war ein wahrer Exportschlager. Kaum ein Fundkomplex des 4. – 6. Jahrhunderts nördlich der Alpen, in dem keine Argonnensigillata gefunden wurde. Kannen, Becher und vor allem Schalen dominieren das kleine Formenspektrum, das in der Ausstellung gut vertreten ist.

Die Verteidigung der Rheingrenze forderte von den römischen Militärs neue Strategien. Der obergermanisch-raetische Limes hatte sich zur Abwehr der anrückenden Scharen nicht bewährt. Der Fluss bot sich an, um ohne grosse Infrastruktur eine effiziente Grenzsicherung zu organisieren. Auf dem Wasser waren zwei Typen von römischen Patrouillenbooten unterwegs: Mainz A und B werden beide als Modell in der Ausstellung gezeigt und sind nach ihrem Fundort benannt. Mainz A (ca. 18m) war ein Mannschaftsboot und B (17m) ein Boot zur Versorgung der Besatzungen der teils nur vom Wasser her zugänglichen Festungen entlang des Flusses. Beite Bootstypen entstammen einer Mischung zwischen gallorömischer und mediterraner Schiffsbaukunst.

Kaiser Diokletian (284-305) halbierte zur besseren Verwaltung die Grösse der Provinzen und teilte diese neu ein. Die Truppen wurden verstärkt und neu geordnet. Staatliche Waffenfabriken sorgten für die Ausrüstung. Unter Konstantin dem Grossen (305-330) wurden die Truppen in jeder Provinz einem Dux unterstellt, die Statthalter als bisherige Kommandanten auf ihre zivilen Aufgaben beschränkt. Um 311 teilte Konstantin die Streitkräfte neu in zwei Arten ein: In die comitatenses als mobiles Feldheer und die limitanei oder ripenses als Grenztruppen.

Im römischen Militär nahmen Germanen eine zunehmend wichtigere Stellung ein und im 4. und 5. Jahrhundert stiegen sie auch bis in höchste Heeresämter auf (Stilicho, Aetius). In der Ausstattung der Soldaten übernahmen die Römer den germanischen Rundschild. Als eines der schönsten Beispiele dieser Verflechtung gilt der in der Ausstellung gezeigte Grabstein des Hariulfus aus Trier. Die Inschrift beklagt den frühen Tod des Hariulf. Er war aus burgundischem Adel und gehörte der Leibgarde Valentinians oder Gratians als Offizier an. Er starb zwischen 367 und 383 im Alter von zwanzig Jahren.

So verwundert es wenig, wenn römische Militärgüter auch in Gräbern in der Alamannia östlich des Rheins erscheinen, unter anderem in den nahe des Rheins gelegenen Höhensiedlungen gegenüber Kaiseraugst (Hertenberg), auf dem Zähringer Burgberg bei Freiburg und dem Kügeleskopf und Geisskopf an den Flanken des Kinzigtals.

Die linksrheinischen Gebiete standen seit der Eroberung durch Caesar unter römischer Verwaltung und wurden von der gallo-römischen Kultur viel nachhaltiger geprägt als die rechtsrheinischen Gebiete, die nach 260 nicht mehr römisch verwaltet wurden und die auf der römischen Strassenkarte Tabula Peutingeriana des 4. Jahrhunderts bereits als Alamannia bezeichnet wurden.

Die Darstellung des Lebens und der Wirtschaft westlich des Rheins stellt in der Ausstellung den Kontrast zur ländlichen Alamannia der Spätantike dar und bildet einen eigenen Ausstellungsbereich. Trier (Colonia Augusta Treverorum) war seit 286 eine der Hauptstädte des Reiches. Es lag innerhalb eines über 6 km langen Mauerringes am Rande der Mosel und umfasste ein Stadtgebiet von 285 ha mit rund 80´000 Einwohnern. Grundlage der florierenden Wirtschaft war die Fruchtbarkeit des Umlandes und die hohe Nachfrage von Gütern durch die Stadtbevölkerung und den kaiserlichen Hof, der zwischen 286 und 393 in Trier war. Symbolisch tritt man durch die Porta Nigra in die Stadt ein und wird umfangen vom Luxus der urbanen römischen Lebensart. Die Rekonstruktion eines Deckenfreskos und das berühmte Bachusmosaik (3,22 x 3,26m) bilden den Einstieg zum zweiten Ausstellungsteil. In diesem Teil wird auch der Entwicklung religiöser Ideen in der Spätantike Raum gegeben.

Unter dem Titel Von den Göttern zu Gott wird dokumentiert, wie sich die Gesellschaft des 3. und 4. Jahrhundert von der (gallo-)römischen Götterwelt abwandte und sich dem Christentum öffnete. Im 3. Jahrhundert standen orientalische Mysterienkulte wie der von Mythras, Osiris oder Kybele hoch im Kurs. Verbreitet wurden sie in erster Linie durch fremde Militärs. Ihnen allen gemeinsam waren die Heilsversprechen im Jenseits, wie es auch im monotheistischen Christentum der Fall war. Das Christentum war seit Anfang des 4. Jahrhunderts in Trier heimisch und wurde 380 alleinige Staatsreligion im römischen Reich.

Die Motive der christlichen Kunst stammen oft aus dem tradierten paganen Bildrepertoire. Zum Beispiel das Motiv des verlorenen Schafs ist als pastor bonus (guter Hirte) auch antikes Sinnbild des Monats April. Als sicher christlich dagegen darf das Christogramm gelten, das aus den griechischen Buchstaben X(chi) und P(rho) besteht und für Christos steht. Es wurde von Kaiser Konstantin 311 erstmals als Feldzeichen (labarum) verwendet und wurde schnell Teil der Kaiserräpresentation und zum Leitmotiv christlicher Kaiser. Kaiserherrschaft und Sieghaftigkeit waren seit der sagenhaften Konversion Konstantins zum Christentum stets religiös fundiert, was auch für das ganze Mittelalter galt. Der Wandel von heidnischer zu christlicher Bildkunst dauerte in mehreren Phasen bis zum 6. Jahrhundert.

Die Ausstellung wird ihrem Titel gerecht: Sie bietet einen umfassenden Überblick über die Spätantike am Oberrhein. Die Bereiche Politik, Alltag, Wirtschaft, Religion und Kunst werden in vorbildlicher Weise erfasst und den Besuchern auf anschauliche Weise vermittelt. Die Gestaltung der Ausstellung durch das Büro Woodtli Design in Zürich ist gelungen und suggeriert Grundstimmungen in stimmigen Farbtönen. Treffende Zitate von antiken Autoren führen in die jeweilige Thematik ein.

Die Ausstellung ist wohl nicht als monumentale Retrospektive angelegt. Gerade deshalb vermag sie aber hohe fachliche Ansprüche durch die Qualität der Exponate, ihre sorgfältige Auswahl und sinnvolle Darstellung zu erfüllen. Dem Besucher werden die Exponate nicht einfach vorgesetzt, sondern sie sind immer von Einleitungen oder Erklärungen begleitet, die eine Verortung der Objekte im Kontext von Geschichte und Ausstellungskonzept zulassen. Kein Objekt ist überflüssig, ein jedes erfüllt seine erklärende Funktion als Relikt einer längst vergangenen Zeit.

Im Anschluss an den Ausstellungsbesuch kann die Taberna Apicius der Familie Muccardo besucht werden, die mit ausgesuchten Köstlichkeiten aus dem Rezeptbuch des Apicius aufwartet. Kinder dürfen im Vicus Romanus selber Hand anlegen: Unter kundiger Leiten können römische Spiele oder Schmuck hergestellt werden. Im Begleitprogramm stehen Kostümführungen, römische Weinproben, Exkursionen, Vorträge und ein Konzert. Mit dieser Ausstellung findet das Römerjahr 2005 in der Spätantike ein würdiges Ende.

Quellen: Badisches Landesmuseum Karlsruhe und Ausstellungskatalog.
CD-ROM: IMPERIUM ROMANUM; Römer Christen und Alamannen zwischen Rhein und Donau MediaCultura, Jürgen Süß 2005, ISBN 3-8062-1979-6.

Als Spezialbeilage zur Ausstellung wird von MediaCultura, in Zusammenarbeit mit dem Konrad-Theiss-Verlag und dem Badischen Landesmuseum Karlsruhe eine CD-Rom angeboten.

Die spätantike Geschichte am Oberrhein wird hier in den fünf Gebieten ´Geschichte´, ´Schauplätze´, ´Kultur´, ´Galerie´ und ´Bauwerke´ vorgestellt. Der Abschnitt Geschichte vermittelt anhand ausgewählter Stichworte einen chronologischen Überblick. Es wird keine umfassende Darstellung der Geschehnisse der Zeit angestrebt, sondern einzelne Geschehnisse werden exemplarisch aufgelistet und so zu einer chronologischen Einführung verdichtet.

Im Bereich Schauplätze können zu über fünfzig Fundstellen genauere Beschreibungen und Ansichten abgerufen werden. Die Ansichten sind in die drei Zeithorizonte Kelten, Römer und Alamannen unterteilt.

Im Teil Kultur werden Einzelthemen beleuchtet, die römischen Provinzen, Militär und Waffen, Städte, Dörfer, Gutshöfe, Wirtschaft und Verkehr, Bewohner, Kleidung, Küche, Alltag, Götter und Kult, Tod und Begräbnis. Jedes Einzelthema isst wiederum gegliedert, so umfasst z.B. der Bereich ´Götter und Kult´ die Kapitel Götterhimmel und Heiligtum, Römische Götter, Orientalische Götter, Keltische Götter und Christentum, ein jedes mit Unterkapiteln.

In der Galerie werden die zentralen Objekte und ihr Umfeld in einem virtuellen Kurzrundgang durch die Karlsruher Ausstellung vorgestellt, z.B. das goldene Medaillon Kaiser Constantius II. (337-361), das auch der Austellung als Leitmotiv dient. Die Begleittexte werden jeweils den Objekten beigestellt und vermitteln somit in übersichtlicher Form das Basiswissen zum Objekt. Hilfreich sind hier die Aufschlüsselungen der abgebildeten epigraphischen Quellen. In Detailfragen muss aber jeweils der Katalog bemüht werden.

Drei antike Festungen können als Bauwerke im virtuellen 3D-Rundgang besichtigt werden: Burgus und Forum von Ladenburg und das Kastell von Kaiseraugst. Dazu sind auch Karten und schematische Grabungspläne verfügbar.

Eine ausführliche Literaturliste und ein Index ergänzen die Darstellung. Die Navigation auf der CD-Rom ist einfach und die Oberfläche ansprechend gestaltet, in enger Anlehnung an den schwarz-blauen Hintergrund der Ausstellung.

Insgesamt stellt diese CD-Rom eine gelungene Einführung in die regionale Geschichte der Spätantike für all jene dar, die lieber am Computer navigieren als ein Buch lesen. Die Beschränkung auf ausgewählte Themen gelingt, es ist kein (sowieso vergeblicher) Versuch enzyklopädischer Vollständigkeit.

Heinrich Speich

CD-ROM: IMPERIUM ROMANUM; Römer Christen und Alamannen zwischen Rhein und Donau MediaCultura, Jürgen Süß 2005, ISBN 3-8062-1979-6.

Als Spezialbeilage zur Ausstellung wird von MediaCultura, in Zusammenarbeit mit dem Konrad-Theiss-Verlag und dem Badischen Landesmuseum Karlsruhe eine CD-Rom angeboten.

Die spätantike Geschichte am Oberrhein wird hier in den fünf Gebieten ´Geschichte´, ´Schauplätze´, ´Kultur´, ´Galerie´ und ´Bauwerke´ vorgestellt. Der Abschnitt Geschichte vermittelt anhand ausgewählter Stichworte einen chronologischen Überblick. Es wird keine umfassende Darstellung der Geschehnisse der Zeit angestrebt, sondern einzelne Geschehnisse werden exemplarisch aufgelistet und so zu einer chronologischen Einführung verdichtet.

Im Bereich Schauplätze können zu über fünfzig Fundstellen genauere Beschreibungen und Ansichten abgerufen werden. Die Ansichten sind in die drei Zeithorizonte Kelten, Römer und Alamannen unterteilt.

Im Teil Kultur werden Einzelthemen beleuchtet, die römischen Provinzen, Militär und Waffen, Städte, Dörfer, Gutshöfe, Wirtschaft und Verkehr, Bewohner, Kleidung, Küche, Alltag, Götter und Kult, Tod und Begräbnis. Jedes Einzelthema isst wiederum gegliedert, so umfasst z.B. der Bereich ´Götter und Kult´ die Kapitel Götterhimmel und Heiligtum, Römische Götter, Orientalische Götter, Keltische Götter und Christentum, ein jedes mit Unterkapiteln.

In der Galerie werden die zentralen Objekte und ihr Umfeld in einem virtuellen Kurzrundgang durch die Karlsruher Ausstellung vorgestellt, z.B. das goldene Medaillon Kaiser Constantius II. (337-361), das auch der Austellung als Leitmotiv dient. Die Begleittexte werden jeweils den Objekten beigestellt und vermitteln somit in übersichtlicher Form das Basiswissen zum Objekt. Hilfreich sind hier die Aufschlüsselungen der abgebildeten epigraphischen Quellen. In Detailfragen muss aber jeweils der Katalog bemüht werden.

Drei antike Festungen können als Bauwerke im virtuellen 3D-Rundgang besichtigt werden: Burgus und Forum von Ladenburg und das Kastell von Kaiseraugst. Dazu sind auch Karten und schematische Grabungspläne verfügbar.

Eine ausführliche Literaturliste und ein Index ergänzen die Darstellung. Die Navigation auf der CD-Rom ist einfach und die Oberfläche ansprechend gestaltet, in enger Anlehnung an den schwarz-blauen Hintergrund der Ausstellung.

Insgesamt stellt diese CD-Rom eine gelungene Einführung in die regionale Geschichte der Spätantike für all jene dar, die lieber am Computer navigieren als ein Buch lesen. Die Beschränkung auf ausgewählte Themen gelingt, es ist kein (sowieso vergeblicher) Versuch enzyklopädischer Vollständigkeit.

Heinrich Speich
Matthias Knaut / Dieter Quast. Die Völkerwanderung. Europa zwischen Antike und Mittelalter.
Konrad-Theiss-Verlag, Stuttgart 2005. Sonderband der Zeitschrift ´Archäologie in Deutschland´. 104 Seiten, durchgehend farbig bebildert, gebunden. ISBN 3-8062-1574-X. € 24.90.

Erstveröffentlichung auf www.cosmopolis.ch am 1.12.2005!

Wo soll man ein knapp einhundert Seiten starkes, durchgehend illustriertes Werk einordnen? Als Kinderbuch? Als mageren Ausstellungskatalog? In diesem Falle weit gefehlt. Es handelt sich um ein durchwegs lesenswertes Buch mit teils anspruchsvollen Beiträgen und einem klaren Auftrag: Licht ins Dunkel!

Matthias Knaut und Dieter Quast beweisen als Herausgeber des Bandes, dass man auch mit wenig Text Einiges aussagen kann. Als Einführung zeigen sie in einem forschungsgeschichtlichen Abriss der Völkerwanderungszeit auf, welche Probleme diese Erforschung bereitet und wie mit archäologischen Methoden die anstehenden Fragen gelöst werden können. Dabei werden die Erkenntnisse aus schriftlichen Quellen ganz ausgeblendet, sondern Gegensätze und Parallelen zur historischen Methode betont und herausgearbeitet.

Volksgruppen auf Wanderschaft sind archäologisch schwer fassbar. Die Forschung beschäftigt sich einerseits mit den sogenannten Push-Faktoren, welche eine Abwanderung von Bevölkerung nach sich zieht, so z.B. Siedlungsdruck, Naturkatastrophen, Krieg und Klimaänderungen. Im Abwanderungsgebiet steht also die Suche nach Gründen der Abwanderung und nach ihrem Ausmaß im Zentrum der Untersuchungen. Dazu stehen vor allem Befunde aus Gräberfelder und Siedlungen zur Verfügung.

Andererseits werden die Pull-Faktoren untersucht, die Volksgruppen in eine bestimmte Richtung ziehen. Im Falle der Völkerwanderungszeit ist das Römische Reich das Ziel fast aller Migrationsbewegungen. Güter des Imperiums waren begehrt und der zivilisatorische Standart den Gebieten östlich des Rheins weit überlegen.

Die größte Herausforderung besteht darin, Gruppen auf ihrer Wanderung archäologisch zu belegen, da sich Sitten und Funde mit fortschreitendem Weg ändern und Regionales übernehmen. Als Nachweise werden etwa isolierte Grabfunde herangezogen, die nicht in den regionalen Kontext eingebettet werden können. Diese bergen allerdings auch Fehlerquellen in der Interpretation.

Eingewanderte Gruppen unterscheiden sich oft in den Grabsitten, die transponierte Traditionen widerspiegeln. Begräbnisart und Grabsitten enthüllen bei sorgfältiger Analyse das Fremde, wobei man einschränkend sagen muss, dass sich vor allem Frauengräber unterscheiden. Waffen sind regional schwieriger zu bestimmen. In einem Puzzle aus den verschiedenen Faktoren Waren-, Ideen-, Personen- und Technologietransfer können dann die fremden Befunde und Objekte zugeordnet bzw. differenziert werden.

In einem ersten Kapitel wird die „klassische“ Sicht der Völkerwanderungszeit beleuchtet. Die schriftlichen Quellen der Wanderungen stammen von griechisch oder lateinisch gebildeten und meist hochstehenden Personen aus dem Römischen Reich. Für sie waren die Germanen kulturlose Barbaren, die bestenfalls als Sklaven oder Soldaten ihren Zweck hatten. Gerade durch den Dienst von Germanen im römischen Heer fand ein Austausch von Ideen und Werten statt, der Söldner in ihren Gesellschaften im Ansehen steigen und so das Römische Reich als Zielgebiet einer Ansiedlung attraktiv erscheinen ließ. Die Grenze zwischen der Einwanderung kleiner Gruppen und der ganzer Völker ist dabei fließend und die Gründe für diese Migrationen vielfältig. Während im Ostteil des Reiches die Integration auch grösserer Volksstämme im 5. Jahrhundert weitgehend gelang, gründeten die Völker innerhalb des Westenreiches autonome ethnisch geprägte Königreiche.

Die Hunnen gelten als Auslöser der Völkerwanderung und ihre Macht erreichte unter Attila (434-453), den Zenit, bevor sie 451 bei Tours durch ein von Römern koordiniertes Heer geschlagen wurden. Ihr kontinuierliches Vordringen nach Westen ab 370 ist nur schwer fassbar, da diese Reiternomaden kaum archäologische Zeugnisse hinterlassen haben. Die meisten Informationen stammen auch hier von antiken römischen Autoren und Grabfunden. Von den Hunnen aus der Steppe mitgebrachte Sitten sind die Brandbestattung sowie die Deponierung von Waffen, Gürteln, Zaumzeug und Sattelteilen nahe der Gräbern. Zudem sind künstliche Schädeldeformationen ein hunnisches Charakteristikum der Zeit. In den Frauengräbern finden sich öfters Diademe und Bronzekessel, während die Kriegergräber als Waffenbeigabe zweischneidige, lange spitze Schwerter, sowie Pfeil und Bogen beinhalten.

Mit dem Vorstoss der Hunnen eng verknüpft, wird auch die Geschichte der Goten und Gepiden aus archäologischer Warte betrachtet. Anders als die Hunnen, wollten die Goten das Römische Reich nicht unbedingt ausplündern, sondern sie wollten in Sicherheit vor den Hunnen siedeln. Während sich die Gepiden nach dem Tode Attilas im Karpatenraum etablieren, bewegen sich die Goten westwärts. Nachdem die Westgoten bereits 410 Rom geplündert hatten, liessen sie sich nach 412 im südfranzösischen Raum nieder und gründeten ihr erstes Reich. Die Ostgoten blieben vorerst an der unteren Donau, bevor sie 487/88 nach Italien zogen, um sich dort niederzulassen. Auch bei Goten und Gepiden stammen die überlieferten Zeugnisse hauptsächlich aus Frauengräbern.

Vandalen gibt es noch immer. Die Volksgruppe dieses Namens hatte allerdings wenig mit der heutigen Wortbedeutung zu tun. Im Jahre 429 überquerte eine germanische Koalition aus Alanen, Vandalen und Sueben die Meerenge von Gibraltar und gründete in Nordafrika ihr Reich. Sie kontrollierten mit ihrer Flotte das westliche Mittelmeer und herrschten über die überaus fruchtbaren ehedem römischen Provinzen im heutigen Tunesien und Algerien. Die Eroberer ersetzten lokale Eliten durch Enteignung und passten sich ihrer Umgebung stark an. Die leistungsfähige Landwirtschaft und der Handel blieben eng mit dem Römischen Westreich vernetzt.

Die Nibelungensage stellt im Kern die mündliche Überlieferung der Burgunder dar, die sich um 413 am Rhein niederlassen. Zu diesem Burgunderreich um Worms gibt es allerdings keine eindeutigen archäologischen Zeugnisse. Im Jahre 436 wird ihr Heer durch die Römer besiegt und das Volk nach Savoyen, vor allem in die heutige Westschweiz umgesiedelt. Diese Umsiedlung erfolgt in ein nach wie vor dicht besiedeltes, wirtschaftlich intaktes Gebiet im Innern des Reiches. Reto Marti vermutet, dass die Burgunder hier Aufgaben im Bereich der Sicherung von Infrastruktur übernahmen, wie das vor allem schriftliche Quellen nahe legen. Die zweimalige Umsiedlung hatte Folgen: Wie die Vandalen hatten auch die Burgunder keine eigenständige Sachkultur. Ab 460 nutzten die Burgunder die wirre Lage im weströmischen Reich aus und weiteten ihren Herrschaftsbereich mehrmals aus, bevor ihr Reich 534 von den Franken zerschlagen wurde. Funde aus der Region zeigen eine enge Verzahnung romanischer und germanischer Elemente in Grabbeigaben.

Ein besonders interessanter, weil bisher wenig beachteter, Umstand wird im kurzen Abschnitt zu den Romanen in Deutschland behandelt. Unter dem Titel „Eine vergessene Minderheit“ macht Arno Rettner deutlich, dass auch unter den Gentilkönigreichen des frühen Mittelalters eine ethnische Vielfalt herrschte und dass insbesondere die Romanen auch weiterhin präsent waren. Der Zusammenhalt wurde durch die christlich-römische Kultur gewährleistet. Im Merovingerreich betrug der Bevölkerungsanteil der Romanen schätzungsweise 60%. Archäologisch ist diese „schweigende Mehrheit“ aber schwer fassbar. Die Gräber sind kaum durch Münzfunde datierbar, die Wohnbauten bestehen aus Spolien oder Fachwerk. Nur wenige Siedlungen weisen eine Kontinuität auf, so z.B. Kaiseraugst am Oberrhein. Die archäologischen Nachweise der Romanen in Deutschland verlieren sich um 600, zu dieser Zeit waren Bildung, Glauben und Sprache den germanischen Einwanderern bereits vielfältig vermittelt.

Birte Brugmann schafft in ihrem Beitrag zur Eroberung Britanniens durch Angeln, Sachsen und Jüten keine Klarheit. Das kann allerdings bei vorliegender Quellenlage auch nicht ihre Absicht sein. Sie legt glaubhaft dar, dass die Quellen, insbesondere jene Beda Venerabilis´, die historischen Vorgänge nicht korrekt abbilden. In den britischen Befunden lässt sich keine unmittelbare Kontinuität zu den nordelbischen Auswanderungsgebieten herstellen und der Akkulturationsprozess der (zweifellos vorhandenen) Einwanderer ist anhand der Funde nicht nachvollziehbar. Der Beitrag zeigt in aller Deutlichkeit die Diskrepanz zwischen historischen Quellen und ihrer über Jahrhunderte wirkmächtigen Deutung einerseits und den harten archäologischen Fakten andererseits, die jene Geschichtsschreibung in begründete Zweifel ziehen. Historiker und Archäologen haben noch längst nicht alle Rätsel der Geschichte gelöst – Gott sei dank.

Der letzte Beitrag behandelt kurz die Ausbreitung der Slawen seit dem 5. Jahrhundert, die im Gebiet um Kiew ihren Ausgang nahm. Im 7. und 8. Jahrhundert kamen kleinere slawische Gruppen auch nach Nordost- und Mitteldeutschland. Die Zielgebiete ihrer Wanderungen waren nur sehr schwach besiedelt. Ihre Einwanderung in Deutschland erfolgte über Südpolen. Ihre einfache, landwirtschaftlich geprägte Kultur ist archäologisch gut dokumentiert. Die Siedlungen blieben bis zur deutschen Ostsiedlung im 12./13. Jahrhundert bestimmend für die ostdeutschen Regionen, zum Teil noch weit länger.

Im Epilog betonen die Herausgeber, dass die Völkerwanderung kein „Urknall“ gewesen sei, sondern ein kontinuierlicher Wandel. Die ausgewählten „Migrationsgeschichten“ der beschriebenen Völker zeigen dies eindrücklich. Durch die bewusste und gut getroffene Auswahl wird der Leser kompetent in die Archäologie der Völkerwanderungszeit eingeführt, ohne veralteten Urteilen oder historischen Vorurteilen aufsitzen zu müssen. Die differenzierte Betrachtung der materiellen Kultur der Völkerwanderungszeit lädt zu einer Neubetrachtung der schriftlichen Quellen der Epoche ein – der Anfang ist gemacht.

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